Depuis Piège de cristal, les productions hollywoodiennes tentent de renchérir pour renouveler la formule du thriller en espace clos, tantôt dans un bateau, dans un train, dans un bus, dans un avion ou dans une cabine téléphonique... mais ce n'est pas ce film qui va renouveler quoi que ce soit dans ce domaine. C'est dommage, c'est un film d'action qui aurait pu être vraiment bon. Bien-sur, ça reste spectaculaire par quelques scènes, le rythme est bon, le suspense fonctionne, seulement, quand un président américain joue les Rambo comme s'il avait fait ça toute sa vie, c'est ultra risible et pas du tout crédible... imaginez Obama ou Trump faire ces gesticulations, ça serait parfaitement ridicule ; mais évidemment, c'est Harrison Ford... il rejoint le président fantoche de Independence Day joué par Bill Pullman qui balançait des bombes sur des aliens. N'empêche que Ford commençait à faire de mauvais choix, mais à cette époque, il pouvait encore faire tenir n'importe quoi sur ses épaules. Il y a en plus un discours ultra ricain, tout ce côté propagandiste devient de plus en plus exaspérant, et ça ne s'arrange pas dans des films plus récents ; on dirait que bien avant le 11 septembre, l'Amérique avait déjà besoin d'être rassurée. Là dessus, s'ajoutent un tissu d'invraisemblances et des terroristes archi caricaturaux, rôle dont hérite Gary Oldman en méchant pugnace et cruel pour qu'on le déteste à bloc, mais c'est dommage qu'il perde son temps ici, comme d'ailleurs beaucoup de bons acteurs (Glenn Close, William H. Macy, Paul Guilfoyle, Dean Stockwell, Jurgen Prochnow...). Ce produit calibré est tout ce que je déteste dans le cinéma américain moderne, c'est la lie de l'industrie hollywoodienne, le mauvais blockbuster qui n'est destiné qu'à empiler les dollars, sans originalité et sans surprise, car on sait d'avance qui va gagner à la fin. Bon j'arrête là ma litanie, parce que j'aime bien Harrison, et ça me désole de le voir faire le pitre dans de mauvais films.