L'histoire qui pourrait être banale, complètement normale de deux personnes qui se rencontrent, s'aiment, fondent une famille mais non, Alabama Monroe, c'est plus que ça. C'est un bijou.
Didier, joueur de banjo, marqué par le temps. Un gars solide mais pas pour autant insensible et loin de ces canons de beautés que l'on a l'habitude de voir, une sorte d'anti-héros qui ne croit en rien mais qui est beau par sa sincérité.
Elise, le corps tatoué, une pin-up des temps modernes au fort caractère qui va chanter avec Didier formant ainsi l'alliance parfaite.
Alliance parfaite qui va leur donner Maybelle, tout est beau avec elle..
Sauf le cancer qu'elle a.
S'engage un combat que l'on va vivre avec eux parce qu'on trouve ça injuste. Tout est poétique dans ce film, sous fond de musique bluegrass mais loin d'être agressive, cette scène où le groupe de Didier chante "Le lion est mort ce soir" pour Maybelle, juste intense.
Durant une bonne partie du film, on passe du rire aux larmes, le film prend des dimensions dramatiques, lorsque les moments de "bonheur", des sortes de "temps morts" entre les moments plus graves, deviennent aussi tristes parce qu'on sait ce qui va arriver et on ne veut pas que ça arrive.
Des acteurs qui sont juste et touchant dans leurs rôles, on les déteste et on les aime. Entre les grands discours de Didier qui au fond est profondément triste de ne pas croire en quelque chose et Élise avec ses étoiles et cette obsession pour les oiseaux.
Et la fin (mon dieu cette fin) juste deux mots : Alabama Monroe.
Le parfait mélange qui rythmait tout le film, tristesse et bonheur réunis en une seule entité que sont Didier et Élise.