Wish your were mine [7.7]
Avec un budget d'un peu plus de 3M$, Sujoy Gosh réinterprète le fabuleux conte d'Aladin dans les studios de Bollywood. On le voit à travers les monuments reconstitués en materiaux recyclés.
On connait à peu près tous la teneur de cette légende que conta Sherazade afin d'échapper au funeste sort qui lui était réservé.
Ici Aladin est un jeune homme introverti au point d'être le bouc émissaire de sa classe, jusqu'au moment où arrive Jasmine, une nouvelle élève qui lui retourne le coeur et lui fait embrasser un poteau qui n'avait rien demandé.
Le principal souci d'Aladin est son prénom. Ses camarades lui offrent des lampes à huile pour se rire de lui et l'humilier en permanence.
Mais un jour une de ces lampes va transformer le destin de notre héro.
J'aime beaucoup les regards lointains sur des oeuvres classiques. Ici nous sommes exposés à une réalisation de très bonne facture. Quelques séquences de danses toujours aussi sympathiques, un univers fantastique ancré dans le présent, une trame basée sur une jolie romance, ainsi que de belles rixes aux effets magiques plutot bien trouvés .
Avec un budget aussi serré S. Gosh nous délivre des images superbes. Des plans en plongée abyssale façon "les ailes du désir" de Wenders, des effets spéciaux à faire pâlir le comptable de Spielberg et surtout une bonne dose d'humour à la saveur épicée de cette autre grande nation du cinéma.
https://www.youtube.com/watch?v=JLFZk8hcLUQ