En 1995, Wolfgang Petersen prouvait qu'il était le maître incontesté de la tension spatiale, passant de l'étouffement d'un sous-marin à celui, plus insidieux, d'une combinaison de protection biologique. OUTBREAK n'est pas qu'un simple film catastrophe ; c'est un thriller chirurgical qui transforme chaque particule de poussière en une menace de mort imminente.
La mise en scène de Wolfgang Petersen, avec ses travellings audacieux qui suivent le trajet d'un éternuement dans un cinéma, reste une leçon de cinéma sensoriel. Dustin Hoffman, loin de ses rôles habituels, campe un scientifique en guerre contre une hiérarchie militaire prête à rayer une ville de la carte pour préserver ses secrets. Bien que le scénario de OUTBREAK s'autorise des raccourcis virologiques qui feraient hurler un interne en médecine, l'efficacité globale est redoutable. Mais au-delà de l'action, le film cache un dilemme éthique bien plus sombre sur la gestion des crises sanitaires et les non-dits de l'armée américaine. Un détail de production sur le choix du singe vecteur change d'ailleurs totalement la lecture du final...
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