Oliver Stone est l'un des meilleurs réalisateurs en matière de Biopic, je pense à "The Doors" ou encore "JFK", mais parfois il se plante un peu, pas au point de faire un film à mettre à la poubelle mais quand même, ça déçoit quand on connait son talent.
Alors le problème avec Oliver Stone, que j'ai noté aussi dans son film "W", c'est qu'il aime bien insisté sur certains aspects de la personnalité des personnages (personnes) qu'il traite. Dans "W" il insiste sur l'alcoolisme de Bush, comme si on était trop bête pour comprendre, et ici c'est la bisexualité d'Alexandre, qui paraît assez ambiguë d'ailleurs mais il insiste tellement que l'ambiguité n'est plus, à se demander si il a pas coupé une ou deux scènes de sexe avec Héphaestion (Jared Leto) ou un de ses servant perse... Bref on a compris qu'il aimait son beau général ça ne sert à rien de nous faire des dialogues et scènes qui cassent tout le rythme du film, rythme d'ailleurs qui jongle entre l'ennuie profond pour des éléments de sa vie dont on se fout un peu, la première scène avec sa mère est bien trop longue par exemple, surtout que le rapport maternel revient tout au long du film alors quel intérêt d'insister autant dès le début.
Mais la chose qui m'a choqué le plus; pourquoi attendre la bataille en Asie contre les éléphants pour voir Oliver Stone à l'oeuvre ? Franchement, au niveau de la mise en scène ça reste assez banale avant cette scène, on a un travail ordinaire, et d'un coup... BOUM... Stone joue avec des filtres rouges, des plans saccadés et des ralentis sur des plans si magnifiques que l'on aurait pu observer sur des tableaux de la Renaissance, je pense notamment au face à face entre le cheval d'Alexandre et un éléphant. En fait on a l'impression que c'est pas lui qui réalise le film avant ça, ce qui est dommage. De même certains décors sont clairement visibles comme images de synthèse, "Troie" de Wolfgang Petersen est sorti un an auparavant et reste bien plus réaliste sur les aspects des cités..
"Alexandre" n'est pas un chef d'oeuvre mais il reste quand même intéressant à regarder, mais Oliver Stone ferait mieux de rester sur une époque contemporaine qu'il maîtrise beaucoup mieux. Un mélange de péplum, d'histoire gay, d'Asie, de romance et de folie, c'est un peu ce que j'ai retenu de ce film.