Une suite au déjà très moyennasse "Incroyable Alligator", c'est bancal mais pour ce genre de série B et de recette aussi facile à reproduire, c'est inévitable. Et c'est cette fois Jon Hess qui reprend le flambeau et c'est... catastrophique. Autant, on peut trouver dans le premier une honnête petite production des années 80 faite avec les moyens du bord et tentant de faire son petit "Dents de la mer" de son côté, autant ici, onze ans après, ça sent clairement la suite putassière qui n'a strictement aucune nouvelle idée à proposer. Et c'est ainsi que l'on repart avec la même base : un alligator dans une ville. Et comme on n’a vraiment pas d'idées, on reprend le flic flegmatique, la biologiste qui est toujours la seule femme du film (si on ne compte pas la fille du maire qui ne sert à rien si ce n'est être sexualisée), d'ailleurs interprétée par Dee Wallace (quand on voit son nom au générique, c'est en général mauvais signe) et le politicard corrompu. Voilà. Et ah oui, si, y a un alligator qui passe quelques-fois une tête dans des scènes molles comme jamais et qui n'est d'ailleurs pas spécialement géant. Quand même dommage dans un film dont le sous-titre est "La Mutation" ; on aurait pu s'attendre à un alligator géant qui sèmerait réellement la pagaille dans la ville. Puis je vous épargne les dialogues creux et les jeux d'acteurs hasardeux. En clair, si vous en doutiez encore, "Alligator II : La Mutation" est une pure et simple perte de temps.