Première critique d'un coffret de comédies musicales de Mark Sandrich ou de Georges Stevens avec Fred Astaire et Ginger Rogers.
Évidemment, je commence, logiquement, par "Amanda" (1938), la dernière de la petite dizaine de films tournés pour la RKO.
Si j'ai bien compris, en fait l'association Astaire-Rogers, qui avait très bien fonctionné pendant plusieurs années, s'était arrêtée pour être reformée une dernière fois à la demande de la RKO en difficultés financières. Ce n'est pas forcément la meilleure motivation.
Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard. Une femme (Ginger Rogers) qui n'arrive pas à se décider à prendre pour époux un certain Steve (Ralph Bellamy) se fait psychanalyser par un certain Fred Astaire. On ne s'en doute pas un seul instant, elle va tomber amoureuse de son docteur. Oh évidemment, il y aura quelques quiproquos, des séances d'hypnose qui vont conduire au résultat inverse qu'il faudra donc corriger en catastrophe mais, pas de souci, on finira par arriver au résultat attendu.
Non, l'intérêt du film, pour moi, se trouve dans les numéros de danse et les chansons assurés par l'un ou l'autre ou les deux. Il y a, par exemple, la danse que rêve G. Rogers qui est absolument magnifique, très onirique (normal puisque c'est un rêve). Mais le numéro que réalise Fred Astaire avec ses boules de golf est pas mal aussi, d'autant qu'il cherche à épater G. Rogers, mais c'est peine perdue puisqu'elle va regarder ailleurs.
Côté mise en scène, c'est la danse dans le salon où le couple entraine à sa suite tous les autres danseurs qui me semble résulter d'une belle technique bien mise au point.
Outre le scénario un peu simpliste, on n'est quand même pas très gâté par le faible nombre de danses ou de chansons du film. En revanche, elles sont de qualité. Alors, comme je ne me suis pas ennuyé, je mettrai un complaisant 6.