Amen dans la riche filmographie de Kim Ki-Duk fait l'effet d'une tâche. Difficile de comprendre ce qui a pris au célèbre auteur sud-coréen de s'infliger (et à nous également) un tel projet ? On dirait que c'est filmé avec un téléphone portable, sans aucune esthétique, sans direction photo, sans fluidité dans le montage, ... bon ce concept rappelle celui du Dogme 95 mais c'est complètement raté ! Parce qu'en plus le film ne raconte rien de très intéressant, on suit juste une jeune femme sud-coréenne recherchant un ami artiste en Europe de Paris à Avignon en passant par Venise (pourtant en 2011 il existait déjà les réseaux sociaux pour reprendre contact ?). De longues scènes de voyages et déambulations sans intérêt, très peu de dialogues, des personnages sans passés ou futurs. En conclusion, ce film-concept est foireux et heureusement Kim K-D ne le fait pas durer plus d'une heure quinze.