American Warrior 3 (American ninja 3 : Blood Hunt) produit et distribué par les cousins Yoram Globus & Menahem Golan via The Cannon Group associé au producteur Harry Alan Towers, écrit et réalisé par le cinéaste Cedric Sundstrom (Un vol pour l'enfer, Force de Frappe). Et voilà, on rattrape la numérotation ! Tant bien que mal, puisque cet opus III, le dernier sorti en salles, s'enfonce dans les tréfonds de la nullité. Un ratage complet, la mise en scène d'un scénario essoufflé est molle et sans le moindre style. Suite au refus de Kurt McKinney (Karate Tiger - Le Tigre rouge), c'est le novice ninja David Bradley (Cyborg Cop, Total Reality) qui remplace le ninja blanc Michael Dudikoff (American Warrior, Soldier Boyz) préférant La rivière de la mort toujours pour Cannon. Mais le malabar Steve James (I'm Gonna Git You Sucka) is back ! Au casting de la chasse sanglante, Marjoe Gortner (Soudain... les monstres !, Starcrash - Le Choc des étoiles), Michele B. Chan (Poudre jaune), Yehuda Efroni (Braddock : Portés disparus 3), Calvin Jung (À armes égales, RoboCop), Adrienne Pierce (The Shadowed Mind, Demon Keeper), Evan J. Klisser (The Shadowed Mind, Hellgate) et les apparitions de John Barrett (Horreur dans la ville, American Kickboxer) & Mike Stone (Le Ninja Blanc, No Place to Hide).
Il a était kidnappé par des Ninjas ?
Ça recommence. Encore eux !
Dès son arrivée à Triana, dans les Caraïbes, pour participer à un compétition de karaté, Sean Davidson, est secrètement surveillé. Cobra, un redoutable savant qui a mis au point une arme bactériologique afin de dominer le monde a décidé de la tester sur Sean pour convaincre son associé, le terroriste Andreas, de son efficacité. Dans les rues de la ville, Sean assiste à l'enlèvement de son vieux maître. Ses recherches le conduisent au laboratoire de Cobra. Le savant diabolique avait en fait monté un faux enlèvement pour attirer Sean dans un piège...
Putain quel journée !
Ce scénario, usé jusqu'à la corde, pompe toujours allègrement Opération Dragon et sa propre franchise ! Des séquences / personnages ne servent à rien notamment le vole en ULM avec le sidekick de service Dex ou les scènes avec la kunoichi de masque d'halloween se font des plus lourdingues. Le réal Sam Firstenberg (Ultime Violence, American Samourai) n'est plus derrière la caméra, ceci expliquant cela ! Pour son premier film d'une carrière cinématographique de huit ans, la gueule de Bradley ne manque pas d'attrait, mais il restera cantonné à la série Z. Heureusement il y a James avec son tee-shirt Shalom y'all qui n'en finit plus de s'auto-parodier et rappelle sans arrêt, sourire en coin, qu'il en a marre des ninjas, seul pont artificiel avec les précédents chapitres. Les efforts du directeur de second équipe / chorégraphe Mike Stone sur les scènes de baston sont annulées par des cadrages foireux montés en dépit du bon sens.
Elle se défend bien la Ninjate ?