belle photographie, morceaux de piano captivants, décor enneigé facilite les entrées dans les polars/suspens (snowtherapy- ostlund), personnage de sandra intéressant (entj - femme de pouvoir- inversion du féminicide), suspens tenu malgré la longueur et le s films de procès qui peuvent être rébarbatifs.

Mais ce qui m’intéresse c’est son approche de la VERITE (comme consensus partagé), donc j’écris sur ca.

Justine Triet slalome entre les différentes consistances que peut prendre une vérité : une langue étrangère qui raconte quelque chose d’autre qu’une langue natale (et dont laquelle joue un procureur vicieux) ; enregistrement audio qui mène à « fantasmer » une vérité (et la prendre pour récurrente en pensant l’audio comme un échantillonnage de la vie réelle) ; un roman en questionnant la barrière fine entre faits réels, inspirations et fictions. Les témoignages d’un enfant aveugle dont le procureur appuie sur «  la précaution à prendre quant à la subjectivité des propos », et les expertises scientifiques sur des modélisations que l’avocat définira comme « des hypothèses et rien d’autres ».

La vérité n’est qu’une réponse crée face à un faisceau d’arguments. Arguments qui eux même ne paraissent pas plus stable au regard du faux semblant « objectif/subjectif ».

Fin mot de l’affaire, il ne reste qu’à vivre avec l’incertitude , parce que même si le procès innocente Sandra, la porte de l’éventualité opposée est toujours entrebâillée.
« J’avais peur que tu rentres », il n’y a pas raison que Daniel ne cesse de douter. Enfin de compte (et dans l’attente lointaine d’un dénouement potentiel) une vérité n’est qu’une décision provisoire (court ou long terme) compte tenu des arguments (objectifs ou subjectifs) en présence, face à la multitude des possibles. Le procès mental dumoins ne s’arrête pas. « vous continuez à chercher des preuves. c’est bien ce que vous faites non ? »

ps

jkiffe la balle qui tombe au debut et décompose la chute
jkiffe le générique d’introduction (succession de photos d’un couple en chute libre), et la fin du morceau qui chute face au titre.
jkiffe le border collie plein d’aspirine trop chou

nenupharfluo
8
Écrit par

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le 24 août 2023

Critique lue 36 fois

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