Cette adaptation "sérieuse" mais terriblement soft et banale du modeste classique qu'est "le Roi et Moi" ne peut que nous décevoir, malgré notre admiration pour un Chow Yun-Fat malheureusement sous-employé depuis son exil aux USA : tout dans "Anna et le Roi" reste superficiel, et le film se noie entre une absence désolante de romantisme (on ne fait que de la belle image) et l'indigence du regard sur l'Autre (on prétend parler du choc des cultures, on baigne dans les clichés). Le pire, c'est sans doute que Jodie Foster croit être Anglaise alors qu'elle n'est que crispée... [Critique écrite en 2000]