La Semaine de la critique l’avait annoncé : les femmes seront à l’honneur de cette section avec une majorité de réalisatrices participant à cette édition. Avec Un jour (One Day/Egy Nap), film hongrois de la réalisatrice Zsófia Szilágyi, la section annexe du festival de Cannes l’a immédiatement confirmé. Comme son titre l’indique, le film se déroule sur une journée. Mais pas n’importe laquelle. Celle d’une mère de trois enfants. Le fait qu’elle ait des difficultés avec son mariage importe peu dans un sens, si ce n’est pour ajouter une complexité à sa situation. Car tandis que le couple vrille avec une histoire d’infidélité qui hante cette femme, la vie du quotidien doit se poursuivre.
Un quotidien qui consiste à se consacrer uniquement, ou presque, aux enfants. Gérer le réveil, préparer le petit-déjeuner, amener les enfants à l’école puis aux activités de danse ou de musique, récupérer le plus jeune à la crèche, retrouver les autres avec un goûter, ne pas oublier le concours de l’un le lendemain, prendre avec soi la copine de l’autre, rentrer tout ce beau monde à la maison et préparer le repas jusqu’au coucher avant que tout ne recommence. Dit comme ça, on pourrait penser que Un jour cherche à écœurer des enfants. Il n’en est rien. Le film regorge, malgré tout, d’amour pour ces enfants. Et ce n’est pas pour rien que durant cette course continuelle s’ajouteront ici et là l’agressivité d’un chauffeur impatient ou une erreur bancaire aberrante.
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