Le synopsis, vous l'avez lu, donc vous savez de quoi parle le film, je n'ai pas besoin de le répéter. En revanche, moi, j'aimerais vous parler d'espérance.
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et je n'ai pas été déçu.
Débutons par le plus oubliable dans ce film : la photographie. C'est lisse, ça montre le beau des hommes riches, mais ça ne fascine pas, ça ne transcende pas l'esprit non plus. Mais ce n'est pas grave, parce que tout est rattrapé par le scénario et le jeu des acteurs.
Le scénario est simple comme bonjour, et la thématique, elle aussi, a été vue et revue, mais qu'est-ce que ça marche bien !
Ani, qui fait du strip-tease, rencontre Vanya lors d'une danse. Le couple matche bien, par la richesse de ses parents, Vanya montre un autre monde à Ani, qui se laisse embarquer dans l'affection que lui porte le p'tit Russe... Mais chez nous, ça ne prend pas. On sait que ça ne fonctionnera pas entre les deux, lutte des classes oblige.
Même au moment où il lui demande en mariage, le plus sincèrement du monde, on sait que ça ne fonctionnera pas. On a envie de secouer Ani pour lui dire de faire attention à elle. Mais on sait pourquoi elle croit, pourquoi c'est obligé d'avoir de l'espoir, sinon est-ce que la vie vaut la peine d'être vécue ?Puis arrive ce qui devait arriver, la fin de la récréation est sonnée par les parents de Vanya, et c'est là que l'espoir change de camp...
On se prend à espérer un plot twist pour Ani... Qu'elle s'en mette plein les poches, qu'elle ne soit pas la cocue de l'histoire. On espère chaque seconde du reste du film, une scène qui n'arrivera jamais. La fin arrive, lamentable et triste, pour que, finalement, une chose reste : l'espoir qu'on a ressenti et qu'on garde.
Enfin, le jeu des acteurs, là aussi, c'est très bien fait. Chaque personnage est à sa place, enfin surtout les principaux. Mikey Madison incarne parfaitement la prolo un peu vulgaire, mais qui est terriblement triste à voir dans une voiture de grand-mère. Mark Eidelstein, lui aussi, joue parfaitement son rôle de p'tit con, riche, sensible devant une jolie femme, mais encore plus sensible aux appels de ses parents qui vont lui retirer tout financement.
Un p'tit bémol pour les parents de Vanya, qui ne sont pas si impériaux que ça, et un p'tit coup de cœur pour le duo de Garnyck et Torros, qui rajoute du risible à tout ce tableau de façon assez réussie.
Ouais, il vaut le coup.
PS : Attention, beaucoup de scènes de sexe.