<span>Les premières minutes du film m'ont déstabilisée :</span>
<span>j'avais du mal à entrer dans le jeu d'acteur et je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Pourtant, passé ce flottement, Anora a réussi à me faire traverser une palette d'émotions large.</span>
<span>Je pense qu'il faut savoir regarder au-delà de la mécanique classique du film : une scène d'ouverture, une intrigue, du suspense, une fin en action. Anora se juge davantage sur ce qu'il fait ressentir que sur sa structure. On pourrait le trouver naïf, voire un complètement avare, mais c'est justement cette naiveté qui lui permet d'incarner pleinement le romantisme.</span>
<span>La comédie y trouve sa place à travers de petites pointes d'humour. La trahison et la tristesse, elles, arrivent à des moments bien précis du film, sans être surexploitées - juste assez pour transmettre ce qu'elles doivent transmettre, sans lasser le spectateur.</span>
<span>En résumé : Anora n'est pas un film qui se juge sur son intrigue, mais sur sa capacité à faire ressentir, avec justesse et sans excès, le romantisme, l'humour, la trahison et la tristesse.</span>