Ce film, comme beaucoup de classiques, en tout cas jugés comme importants pour se forger une culture cinématographique, à la fois m’intéressait à force d’en étendre parler comme d’un film à voir absolument pour sa culture personnelle, mais aussi j’en appréhendais le visionnage car ce n’est pas parce qu’un film est un classique que je vais l’aimer forcément, ce site en est l’exemple la moyenne pour ce film n’est pas à 10 alors qu’il est autant considéré par les critiques et le public, qui va du cinéphile au spectateur "occasionnel".
Verdict: je l’ai enfin vu et oui je comprends qu’il soit (quasiment) unanimement reconnu comme un des meilleurs films de l’histoire du cinéma. Ce film m’a mis tellement KO que je ne peux pas lui mettre moins que 10. Outres les scènes mythiques, la folie des personnages l’absurdité du conflit: un haut gradé de l’armée détruit un village pour pouvoir surfer car les vagues sont exceptionnelles (je résume à l’extrême), la radicalité du film: on ne nous épargne pas les morts de civils le décalage entre l’armée américaine qui a tout les hauts gradés habitent dans des maison avec tout le confort moderne et de la nourriture de premier choix et les ennemis qui n’ont que le choix de vaincre ou de mourrir, je ne voit rien à ajouter ou en tout cas rien de plus sans être redondant avec les autres avis.
Le casting aussi retranscrit bien cette folie. Marlon Brando, dans la version de 1979, n’est pas présent plus de cinq minutes à l’écran (et encore je suis même par sûr qu’il les atteigne), mais personnage est présent tout le long du film et il livre une prestations incroyable entre lucidité et folie. Martin Sheen lui est un peu le point de vue du spectateur, sa mission lui arrive quand lui-même perd pied dans sa chambre d’hôtel, il est plus témoin qu’actif, ça vient aussi du fait que l’équipage ne respecte pas pas son autorité, la scène du contrôle pour rester évasif, Robert Duvall aussi marque dans le rôle de ce colonel obsédé par le surf car ce que Willard-Sheen lui demande c’est la n appui aérien pour l’aider à passer une partie de la rivière qui serait défendue par l’ennemi, lui il décide de raser le village, le personnage pourrait être drôle par son incapacité à voir la réalité, alors qu’il est prêt à donner à boire à un ennemi mourant dès qu’il apprend qu’un des soldat de Willar est surfeur, il laisse tomber le mourant directement pour se présenter à lui, mais en fait c’est terrifiant tellement il est déconnecté.
Pour conclure, je dirais que j’ai été pris par le film, j’ai eu peur que ce soit de l’indifférence car je voyais le film sans m’extasier devant ces scènes, comme celle des helicos attaquant sur du Wagner, reprises ou parodiées tellement souvent que je connaissais les hommages mieux que la scène d’origine, mais ce n’était pas de l’indifférence au film, mais un KO qui a duré tout le visionnage et dont je me suis pas encore remis complètement.