Deux choses sont à retenir de ce film.
- Le film parvient à désigner tout ce qui ne va pas chez les américains et leur guerre du Vietnam. Guerre vide de sens, soldats irréfléchis, culture grossière, pulsions lubriques et j'en passe. Effectivement comme disait Kurtz, ce n'est pas avec des permissions et des loisirs à tout va que le soldat pourra rivaliser avec le vietnamien qui lui n'a pas d'autres options. Les américains du film ne mentionnent jamais la raison pour laquelle ils combattent, comme s'il étaient là sans convictions, contrairement aux français qui se battront jusqu'à la fin pour une idée : celle qui stipule que leur propriété doit résister aux communistes.
- Le message du film est cruel mais réel. Le général Kurtz est d'abord pourchassé car il va à l'encontre des ordres, mais les résultats sont là, et c'est peut-être le seul à véritablement œuvrer pour son pays quoi qu'il en coûte. Face à ce qu'il a vu de ses yeux, les vietnamiens déterminés qui ne s'embarrassent pas de la morale chrétienne occidentale, il a pensé qu'il fallait mettre de côté ses états d'âme pour avoir une chance de gagner la guerre avec des soldats déterminés et non des touristes.
Kurtz a sûrement raison, quand on part à la guerre, il faut l'assumer comme elle est : sale, grossière, inhumaine, catastrophique et si on commence à lester son armée avec des mensonges, alors on finit par couler inévitablement. Si la guerre révèle notre vraie nature comme le film le stipule, alors il invite les américains à se remettre en question.