Après une incroyable première heure et demi, le film est gâché par les 45 dernières minutes où la tendance à l'exagération de Gibson a fini par me faire sortir de ma suspension d'incrédulité. Trop de gore, trop de montage à la truelle, trop de péripéties invraisemblables, trop de crachats à la gueule de la civilisation maya.
Sans être néocolonial et pro-espagnol, comme on a pu le dire, le message du film est est totalement réactionnaire. Les mayas "primitifs" seraient meilleurs que les Mayas des villes proto-industriels déjà corrompus par la civilisation et prêt pour être remplacé par un peuple encore plus barbare qu'eux : la civilisation occidentale. Comme si les hiérarchies sociales, la violence, la corruption et l'hypocrisie des élites n'existaient pas chez les civilisations dites "primitifs".
Une vision assez déplorable de l'Histoire et des hommes mais pas étonnant que le mythe du "bon sauvage", "du retour à la nature" et en fait du "c'était mieux avant" continuent à être propagés par un un républicain MAGA comme Gibson.