Coquille à moitié creuse mais ultra flamboyante, Athena est une leçon de mise en scène qui s'arrête là où son scénario devrait prendre le pas. La caméra de Romain Gavars est magistrale, se faufilant avec brio et technicité dans un film explosif qui déborde de rage. Néanmoins l'histoire n'est pas de taille face à de si grandes images, relayant l'intrigue au rang de faire valoir de sa caméra. Cela se ressent ainsi quand l'action s'éclipse et laisse place à une seconde partie faiblarde, offrant un feu d'artifice savoureux mais informe.