Après s'être attaqué au scandale d'Outreau et à l'affaire Clearstream, Vincent Garenq s'intéresse cette fois à l'affaire Bamberski. Un homme qui s'est battu pour qu'un médecin allemand, amant de sa femme, soit reconnu coupable du meurtre de sa fille adolescente. L'histoire d'un homme trompé et d'une justice défaillante, étalée sur de longues années, et qui connut des rebondissements incroyables. Dans cette croisade d'un homme qui veut remplacer les dysfonctionnements de la justice, Vincent Garenq et son co-scénariste Julien Rappeneau ne s'intéressent qu'à l'enchainement des faits décrits avec rigueur et précision. Il en ressort un film, solide et bien construit, malgré une poignée de réserves : des dialogues un peu explicatifs (mais comment l'éviter?), une interprétation parfois maladroite et des flashbacks dispensables. Un récit, froid et prenant, démontrant l'abnégation, l'opiniâtreté, la détermination jusqu'au limite de la loi (et même au-delà) d'un homme pour la justice.