Ce film montre une réalité que je ne connaissais pas. C’est pour cela que j’aime le cinéma étranger : c’est une excellente façon de découvrir des réalités éloignées de la nôtre, mais qui sont importantes à connaître. Le film aborde une réalité qui découle de la guerre d’Afghanistan : celle des Afghans réfugiés en Iran, le « pays de leurs frères », qui pourtant partage une autre réalité malheureusement commune, à savoir le racisme. Dans aucun pays, il n’est facile d’être réfugié, même dans celui de ceux considérés comme « frères ». Parler la même langue n’efface finalement ni les frontières, ni la dureté globale, ni la violence, qu’elle soit directe ou indirecte.
Les trois chapitres de ce film montrent que, malgré les années, ces réfugiés, qui ont déjà vécu le malheur de quitter leur terre, se heurtent à une société inégalitaire. S’intégrer, travailler, parler la même langue, patienter 20 ans : rien de tout cela ne suffira.