Sorti en 1979, Avalanche s'inscrit dans la vague des films catastrophes hollywoodiens des années 70, et plus précisément dans la phase du déclin de ce sous-genre. Réalisé par Corey Allen et surtout produit par Roger Corman, il brille par son absence d'idées dans le scénario : on y retrouve comme il se doit une longue phase d'exposition des personnages, vacanciers d'une station de ski du Colorado, qui durant une looongue heure se perdent en discussion ineptes et en coucheries extra-conjugales. Parmi ceux-ci, venus cachetonner, un Rock Hudson en roue libre et une Mia Farrow bien agaçante. Au milieu de tout ce petit monde il y a évidemment un personnage qui voit venir le drame et crie au loup, mais que personne n'écoute : c'est Robert Foster, tout jeune et chevelu, qui interprète le vrai montagnard qui sait décrypter les signaux de la nature.
Au bout d'une heure donc, l'avalanche se produit, et là c'est le drame : stock shots tournés sur d'autres montagnes dans d'autres conditions météo, morceaux de polystyrène qui dévalent les pentes, explosions minables, transparences dégueulasses, faux sang, tout cela est tellement cheap que les tentatives de cacher la misère (filmer au maximum en gros plan) sont d'avance vouées à l'échec. Sans surprise, le sort de tous ces personnages laisse donc le spectateur complètement froid.