Clairement, et d'entrée de jeu, les mièvres manifestations d'amour et les "je t'aime" répétitifs de Sarah sentent le surjoué. On nous montre par là qu'elle cherche absolument à se convaincre qu'elle aime Jean alors qu'elle n'en a jamais terminé avec François, dont la seule vue semble lui procurer des orgasmes spontanés.
Tout le film (ou ce que j'en ai vu car j'ai lâché après 1h30) tourne autour de ce choix impossible d'une journaliste de radio, personnage dûment bobo parisien conforme à la dogmatique en vigueur au sein de l'exception culturelle cinématographique franco-française (ouf), choix impossible donc entre deux types aussi peu clairs, évoluant dans des rôles nébuleux de sélectionneurs d'équipes de rugby,
On assiste à une succession de scènes de fesses et d'engueulades sur fond de living aux murs décorés de coûteuses croûtes contemporaines et de toits parisiens en zinc véritable. En option, le fiston à la dérive qui crèche chez sa Mamie botoxée à qui Papa Jean sert un laïus convenu sur le racisme à la française et la nécessité de faire une formation universitaire au lieu de préparer le bac pro dans la vente qui aurait (peut-être) le mérite de lui permettre, au fiston, d'accéder à un taf chez Darty, soit du concret.
Mais le concret n'est pas de mise dans cet interminable défilé de séquences verbeuses où Jean comme Sarah ne savent plus où ils habitent, avec pour hapax la partie de fesses où François somme à Sarah de lui tendre cette partie de son anatomie pour laquelle elle a besoin d'être prête.
On ne saurait faire plus subtil dans ce "tout ça pour ça" qui pourrait se résumer à un éloge du célibat, un argument à verser aux théories Incels et autres courants MGTOW, un film, en somme, indirectement miso. Et profondément ennuyeux.