Il aura fallu 10 ans pour que l'on rentre dans cet Avengers : Infinity War comme dans des pantoufles. Univers qui nous aura accompagné depuis presque 20 films, le MCU est planté, et après quelques réunions entre Avengers quelque peu ratées (Avengers - L'ère d'Ultron et Civil War), Infinity War sort l'artillerie lourde pour montrer le contraire.
Et, même si la cohabitation est difficile, les frères Russo font du mieux qu'ils peuvent pour emballer l'aboutissement de 10 ans de super-héros franchisés. D'abord boursouflé par leurs ambitions, le déroulé manichéen commence par ennuyer, mais porté ensuite par une noirceur inédite et bienvenue et un méchant enfin à la hauteur, le film tendra enfin le film vers le souffle qu'il visait, permettant enfin de signer un film qui sort du produit calibré.
Et au milieu de cette omniprésence Marvel, nous permettre de baisser les armes. Baisser les armes? Oui. Devant cette armée de fans, prêts à rugir, parfois à mordre et en découdre pour prouver par A+B que ne pas aimer un Marvel, et surtout ce film, c'est faire preuve de mauvaise fois et être un pro-DC, un anti-Marvel, une sorte de connard auto-suffisant.
Ce film n'a rien d'exceptionnel que celui de continuer son projet dantesque, pharaonique, vampirisant tout autre sur son passage par son poids de mastodonte. Colosse de billets, Marvel étend son règne, et l'assied.