Habituellement, je ne fonce pas spécialement vers les comédies telle qu’Avignon. Surtout quand celles-ci propose un pitch pour le moins éculé – un homme s’enfonçant dans le mensonge pour les beaux yeux d’une femme – sans éviter les clichés. Mais quand l’ensemble se montre sans prétention et qu’il est bien mené, le titre peut me satisfaire. Et c’est clairement ce qui s’est passé avec Avignon, une petite parenthèse sympathique n’ayant rien d’original et encore moins un humour marquant, mais parvenant à séduire par sa sympathie et ses personnages. Là où le film fonctionne également, c’est par la plongée dans le festival d’Avignon qu’il nous offre, nous permettant de côtoyer les artistes et de comprendre les rouages de cet événement culturel. Et par ce prisme, le long-métrage révèle la précarité de certains comédiens, les difficultés qu’ils rencontrent ne serait-ce que pour présenter leurs œuvres. Sans oublier l’éternelle frontière qui sépare le théâtre dit « sérieux » et le vaudeville, creusant les préjugés au sein même du milieu artistique. Enfin voilà, je n’ai pas boudé mon plaisir devant, et cela reste un titre appréciable le temps de son visionnage.