L'Enlèvement a eu lieu. En tout cas, c'est ce que nous mentionne le début du film. Cette croyance, répandue surtout dans les églises évangéliques américaine, part du principe qu'à la Fin des Temps, les Justes rejoindront Jésus-Christ au Paradis, laissant une terre dévastée aux pêcheurs.
Parler est un pêché. Une secte sectionne donc les cordes vocales de ses membres. Azraël, une femme, et son amant, tente de leur échapper. Azraël est l'ange de la mort, la personnification du mal, ou celui qui permet le passage des âmes vers le royaume des morts, selon les traditions hébraïques ou musulmanes. Il sert la volonté du Tout Puissant.
Des créatures bizarres, aux corps calcinés, chassent les derniers vivants. Des damnés ? L'église en bois de la secte est décorée, donnant de faibles indices sur la narration du film. Leur leader religieux est enceinte.
Azraël va donc connaître une série de péripéties toutes plus rocambolesques les unes que les autres, pour nous amener à la conclusion attendue et pas très originale : nous sommes damnés. Cette terre est sans espoir. Et Azraël couronnée de lumière dans le plan final accomplit la volonté divine.
Mettons les pieds dans le plat de suite : je suis athée. Donc, l'Enlèvement je n'y crois pas. Et bien entendu la révélation finale me fait limite pouffer de rire. Le film est de plus bien trop long pour ce qu'il raconte. Et il ne fait que 80 minutes. Mais elles sont longues.
Reste le défi de faire un film muet, sans dialogues. A l'exception d'une seule personne, un nomade en voiture qui lui parlera en Esperanto. Il y a aussi un excellent travail au plan sonore. Comme il n'y a pas de dialogues, tout passe par l'environnement.
Mais ce n'est pas assez pour sauver un film que je soupçonne d'avoir été financé en partie par des réac religieux, qui ont malheureusement le vent en poupe actuellement aux USA. A moins que je sois devenu paranoïaque, auquel cas on a seulement un mauvais survival mystique un brin râté ...