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le 19 sept. 2014
SuivreRédemption compromise.
Juste avant de répondre brièvement aux sirènes d'Hollywood avec sa version de "Body snatchers", Abel Ferrera livrait un de ses diamants les plus noirs, les plus bruts, plongée sombre et asphyxiante...
Pour ceux qui s'attendent à un film policier gorgé de suspense, ce n'en est pas un, plutôt un drame qu'un policier. Le film raconte l'histoire d'un lieutenant de police anonyme dépressif, ayant perdu la foi il y a bien longtemps, ceci étant probablement dû à toutes les saloperies qu'il a du endurés durant sa vie et depuis son plus jeune âge selon ses dires : "J'passe à travers les balles depuis l'âge de 14 ans !". Il a finit par craqué et succombé aux tentations notamment de la drogue, des prostituées, des paris (ce qui lui vaudra de s'enfoncer un peu plus à chaque fois pour finir endetté), sa famille semble très loin de lui psychologiquement, ses derniers vrais amis tentent de le sauver avant d'abandonner en étant persuadé qu'il est juste irrécupérable, toutes ses expériences ont fait qu'il est devenu alcoolique, drogué et pervers. Rempli de haine jusqu'à l'os, croyant profondément en la loi du talion, il tentera de se racheter en trouvant les misérables violeurs d'une nonne innocente.
La performance de Keitel est tout bonnement ahurissante ; ayant 53 ans à l'époque, il joue la comédie comme si il en avait 20 de moins, son personnage devrait rentrer au panthéon des meilleurs personnages de fictions jamais crées. Il me fait un peu penser au personnage de Joshua Shapira dans "Little Odessa" joué par Tim Roth. Keitel, c'est un peu le Gerard Lanvin américain, sa performance se bonifie avec l'âge.
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Créée
le 1 mars 2017
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le 19 sept. 2014
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