Dans Baltimore, Imogen Poots incarne Rose Dugdale, héritière britannique d'une famille aristocrate privilégiée ayant rejoint une faction active de l'IRA dans les années 1970. Histoire vraie donc, car cette dame a organisé un vol massif d'oeuvres d'art au Royaume-Uni et en Irlande. Pourtant, Lawlor & Malloy ne font à aucun moment une biographie ou un film de braquage. Le duo s'interroge sur ce qui a mené cette jeune femme britannique à rejoindre l'IRA, tout en s'interrogeant sur ce que lui apporte cet acte désespéré du vol d'oeuvres d'art, face à un pouvoir bien plus puissant. C'est un récit souple rendant compte du malaise intime qui parcourt la protagoniste depuis tant d'années. Un malaise profondément, alors que les actes racontés sont très limités dans le temps. Le démantèlement des moments de vie de Rose sert à s'éloigner de la binarité bien / mal de son combat. Il n'est donc pas question d'adopter une position morale vis-à-vis du braquage, ou de l'IRA, ou de l'oppression britannique. Il s'agit avant tout de saisir les variations émotionnelles très humaines autour de tous ces actes. De rendre ce combat très personnel et intime, de le rendre plus sensible et moins sensationnel.
critique complète ici : https://fuckingcinephiles.blogspot.com/2024/11/critique-baltimore.html