Résumé
Attendrissant par endroits mais assez conservateur sur le fond.
Détails (et spoilers)
L'animation n'est pas incroyable mais la beauté des tableaux forestiers enjolive ce qui ressemble fort à un hybride entre le documentaire animalier et le dessin animé. En effet, les personnages ne sont pas très développés, notamment les féminins, et la trame est un peu simple pour un métrage de plus d'une heure.
J'ai pourtant apprécié ce décor bucolique et l'antagonisme hors champ avec les chasseurs, mais Bambi demeure marqué par un conservatisme dérangeant, bien que l'époque explique en partie ces défauts. Les animaux femelles sont assignés à un rôle de mère et/ou d'épouse, et le récit se fait chantre d'un modèle familial qui place le père et la mère dans des rôles bien stéréotypés. Alors que Faline sera assignée à la reproduction, Bambi posera fièrement en haut de la montagne, à distance, tandis que le narrateur hibou vantera tout de même ses mérites de père tout en restant mutique sur la mère qui vient pourtant de mettre bas.
La disproportion est moins flagrante pour les parents de Bambi mais l'ensemble reste embarrassant, d'autant que les chansons assez médiocres qui jalonnent le film creuserons le sillon de cette moraline autour de l'amour familial qui nuit à ce qui avait pourtant de quoi plaire esthétiquement et dans son rapport sensible aux animaux.
5.5/10.
(Vu en VF)