De tous les plans, Sofiane Zermani impressionne. L'immersion dans Barbès se fait par son entremise, dans le chaos des agitations de rues. Anthropologie sensorielle qui gagne en efficacité dramatique ce qu'elle perd en compréhension des dynamiques collectives. Société de bruit et de fureur, le petit Algérie est d'abord une ambiance. Dans laquelle s'invite le cinéma de genre, au détour de courses effrénées. Invitation au voyage, dépaysement de quartier. Dommage que seule une silhouette ne subsiste de cette rencontre avec un monde.