Bonjour les amis (La phrase préférée des influenceurs qui se foutent de votre gueule), il est temps de parler d'un film qui a beaucoup divisé les spectateurs, Barbie. En effet adapter Barbie, un jouet pour filles représentant toute la pensée mercantiliste et misogyne américaine cachée derrière des bons sentiments sur la soi-disante émancipation de la femme était une vraie gageur. Et il est vrai que ce film prenait un malin plaisir à détruire le patriarcat qui irrigue l'ensemble de la société en mettant en miroir le monde virtuel de Barbie dans lequel les femmes ont le pouvoir et le monde réel dans lequel les femmes sont reléguées au rôle de faire valoir mais il serait simpliste de ne le réduire qu'à ce vulgaire postulat de départ. Le voyage de la Barbie Stéréotypée campée par la ravissante Margot Robbie interrogeait davantage sur le rôle de la femme dans la société que sur sa soumission à la domination masculine parce qu'à la différence de ses congénères elle n'a pas de vocation définie et se cherche tout le long du film jusqu'à trouver la manière dans laquelle elle pourrait se réaliser en tant qu'individu. Ceci dit le long métrage ne manquait jamais une occasion de ridiculiser le genre masculin qu'il présentait sous un aspect peu reluisant dans un mélange de machisme, d'hypocrisie, de lubricité, de cupidité et de stupidité crasse qui ne pouvait que déclencher le courroux des masculinistes de tout poil obsédés par la peur de voir leur pouvoir s'évaporer (Une peur partagée avec celles des homosexuels et des immigrés entre autre). Le film restait donc un bon divertissement avec de vrais partis pris artistiques, scénaristiques et un propos moins binaire que ce que les masculinistes ont bien voulus nous faire croire. Cependant je n'arrive pas franchement à adhérer au discours de Mattel qui tentait maladroitement de faire croire qu'ils promouvaient le pouvoir de la femme alors qu'ils ne sont qu'une entreprise bassement capitaliste dirigées avant tout par des hommes cherchant à exploiter une image biaisée du genre féminin. Barbie n'était vraiment pas mauvais mais pas aussi subversif que ce qu'il essayait de nous faire croire au final.