Bark : un film dérangeant qui ne laisse pas indifférent
Bark est le genre de film qui part d’une situation aussi simple que terriblement inconfortable : un homme se retrouve dans une situation où il est totalement vulnérable, et le film nous enferme avec lui dans cette sensation d’impuissance.
Sans rien dévoiler de la raison qui l’a conduit à cette situation, c’est justement cette position de victime qui devient intéressante. Au fil du film, on comprend que derrière ce qui lui arrive se cache quelque chose de beaucoup plus profond qu’un simple scénario de survie.
Et il y a là un petit côté vengeance fantasmée qui peut parler à pas mal de monde : cette idée très primaire de « faire subir à quelqu’un exactement ce qu’il a fait subir aux autres ». Le film joue habilement avec cette sensation, sans forcément nous donner des réponses immédiatement.
C’est parfois dur, parfois dérangeant, mais c’est aussi ce qui fait sa force. Bark réussit à créer un malaise qui évolue progressivement en curiosité, puis en réflexion sur la justice, la culpabilité et la manière dont nous réagissons lorsque quelqu’un semble enfin confronté aux conséquences de ses actes.
Tout n’est pas parfait, certaines longueurs se font sentir et certains choix pourront diviser, mais le film possède une vraie personnalité et surtout une idée suffisamment forte pour rester en tête après le générique.
Je conseille donc de le regarder sans chercher à trop en savoir avant. Plus on en sait, moins l'expérience fonctionne. 🐾
Je finirai avec cette phrase primaire mais véritable : Bien fait pour ta gueule mec!