Oublie les décors fluos des années 90 qui ont failli tuer le mythe dans l'œuf. Christopher Nolan débarque, nettoie la franchise à la lance à incendie et impose un réalisme poisseux salutaire. Avec Batman Begins, le réalisateur ne se contente pas de cocher mollement les cases du blockbuster estival ; il livre un véritable polar psychologique sur la genèse d'un homme fracturé. Christian Bale donne enfin une épaisseur dramatique inouïe à Bruce Wayne, bien loin des prestations lisses de ses prédécesseurs, le tout admirablement soutenu par la photographie terreuse et glaciale de Wally Pfister.
Pourtant, si Batman Begins brille par son ambition thématique vertigineuse, tout n'est pas parfait dans ce premier essai. As-tu remarqué cette faiblesse récurrente dans la mise en scène des combats qui frise parfois l'illisibilité absolue au montage ? Et que dire des coulisses du casting qui auraient pu donner un tout autre visage à la menace qui pèse sur Gotham ? Je décortique ces zones d'ombre, les limites techniques du troisième acte et les secrets de production de ce tournage hors norme.
Lire la critique complète sur CritiKs MoviZ !