Youth in Revolt, au départ, fait penser à un Juno au masculin. Bon signe pour commencer un film. Mais au fur et à mesure que l'histoire avance, on bascule dans la comédie loufoque, avec son lot de personnages barjos et de discussions autour du sexe. Peu importe après tout, c'est vraiment drôle.
Coté acteurs, Michael Cera est un acteur avec du potentiel. A un moment du film, il se crée un double négatif (disons ça comme ça pour ne pas trop spoiler). Pantalon blanc, chemise bleue ouverte, petite moustache, clope au bec. Rien à voir avec le gentil puceau du début de l'histoire. L'acteur en profite pour se lacher un peu, montrant qu'il peut jouer autre chose que l'éternel adolescent no-life. Portia Doubleday, qui n'avait fait jusque là, qu'une apparition dans Legend of the Mummy se débrouille. J'espère la revoir
L'avantage de Youth in Revolt par rapport à d'autres comédies traitant de la découverte de la sexualité chez les jeunes (on pense un peu à American Pie), c'est que le film ne vire jamais dans le grotesque ni dans le trash. Et n'en est pas moins drôle pour autant.
Pour moi, le défaut majeur du film vient de la réalisation. Miguel Aterta s'essaye à de petites choses comme raconter certains passages en stop-motion, et une scène contient un peu d'animation. C'est très bien, ça rend vraiment bien à l'écran mais le concept aurait mérité d'être poussé un peu plus, d'offrir au spectateur une mise en scène encore plus fantaisiste. C'est dommage de pas avoir essayé d'avantage.
Si le film n'a eu aucun prix au Festival [de Deauville 2009], il a eu le mérite de faire rire le jury. Et tout le public. Après tout, c'est sûrement l'essentiel.