Becky est le troisième long métrage du duo Jonathan Milott / Cary Murnion, après Bushwick (2017), que j’avais plutôt apprécié, et Cooties (2015), que je n’ai pas encore vu mais qui figure désormais sur ma liste.


Le film ne brille pas par une originalité débordante, notamment dans l’écriture de ses personnages. On y retrouve des archétypes bien connus : Rebecca, adolescente endeuillée incapable de faire son deuil ; un père maladroit, peinant à communiquer avec sa fille et ayant visiblement tourné la page de sa relation amoureuse un peu trop vite — mais après tout, qui suis-je pour juger ?


Pour autant, Becky ne manque pas de réelles qualités. La première qui saute aux yeux est le montage, particulièrement efficace, comme en témoigne la scène d’ouverture qui met en parallèle le harcèlement scolaire subi par Becky et l’évasion de Dominik et de ses acolytes. Une entrée en matière tendue et habilement construite.


Autre point fort indéniable : le casting.


Lulu Wilson, actrice depuis son plus jeune âge, impressionne dans le rôle de Becky. Elle incarne avec justesse cette adolescente à la fois brisée par le deuil et traversée par une colère sourde.


Kevin James, méconnaissable, surprend en Dominik, néonazi barbu et glaçant. C’est la première fois que l’humoriste s’aventure dans un rôle dramatique et, qui plus est, en antagoniste principal — un pari audacieux et plutôt réussi.


Robert Maillet, ancien catcheur reconverti acteur, campe l’un des hommes de main de Dominik. Son géant brutal, traversé par le doute, apporte une touche inattendue de nuance.


Le film se permet également quelques séquences gores bien senties, dont une scène impliquant un œil particulièrement mémorable.


En définitive, sans être un chef-d’œuvre, Becky remplit largement son contrat. Le film est efficace, parfois surprenant, et m’a fait passer un très bon moment.

Gwangelinhael
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le 15 déc. 2025

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