Si Benjamin Gates était sorti dans les années 90 et contenait un peu plus de punch-lines bien senties, il serait peut-être devenu un classique indémodable qui aurait inspiré un renouveau du film d'aventure.
À mi-chemin entre Indiana Jones et Da Vinci Code, c'est un plaisir un peu régressif que Nicolas Cage éclaire de son enthousiasme communicatif, et rien que ça, cela ne se refuse pas.
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Chasseurs de trésor de génération en génération, les Gates ont une longue tradition de cassage d'énigmes et de résolution de puzzle. Obsédé par cet héritage, Benjamin Gates suit obstinément les indices laissés par son grand-père tandis que son père a lâché l'affaire depuis déjà quelques années, convaincu que cette quête ne menait à rien.
Quand Benjamin trouve enfin une piste sérieuse qui pourrait le mener à un trésor oublié, les choses vont vite se gâter et de trahisons en alliances incongrues, deux factions vont se tirer la bourre pour déterrer le pactole avant l'autre. Soyons clair, on a droit à TOUS les clichés du genre, sous leur forme la plus pure, naïve et un peu idiote, mais c'est fait avec une telle énergie, et Cage a la pèche, alors ce serait dommage de bouder son plaisir.
En le voyant aujourd'hui, après avoir joué aux trois premiers jeux Uncharted, il est absolument évident que Benjamin Gates était la principale référence de Naughty Dogs. Nathan Drake et sa bande suivent exactement les schémas et structures des deux films de Jon Turteltaub. Du coup, ça sent très fort le déjà-vu, mais ça vous permet de vous épargner la récente adaptation avec Marky Mark.
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Sur notre territoire, le film n'a pas eu des masses de succès, probablement en partie à cause de son sujet très Américano-Ricains. Ça parle de la déclaration d'indépendance en s'épanchant avec émotion sur des John Adams, Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et j'en passe. Autant de noms qui seront sûrement familiers à l'audience Française, mais résonnent beaucoup moins fort que dans leur pays natal.
Ainsi, quand on voit les personnages paniquer à l'idée de froisser un vieux bout de papier, ou que la caméra zoom sur le rictus de protagonistes terrifiés pendant un slow-mo où le vieux bout de papier manque se faire aplanir par un 4x4, on a du mal à se sentir aussi concerné. Ouvrez donc vos chakra et imaginez qu'il s'agit d'une relique réellement importante, et ça va bien se passer.
À part ça, la réalisation est banale, le casting est fabuleux (Cage, Jon Voight, Sean Bean et Harvey Keitel, rien que ça), le seul personnage féminin est une potiche décorative dont le seul rôle est de servir de récompense romantique, et ça se consomme avec le cerveau en veilleuse et un pot de Ben & Jerry's.