Mélodrame ultra-classique dans sa forme: schéma type du triangle amoureux.
Léonide Moguy, cinéaste aujourd'hui méconnu, à fait mieux et fera mieux. Sa mise en scène, très académique et impersonnelle, trop écrasée par une musique envahissante, ne transcende pas le sujet. Pourtant tous les ingrédients étaient à sa disposition pour imprimer sur la pellicule une atmosphère unique, inoubliable et romantique. Une sorte de rendez-vous "manqué", toutefois honorable.
En effet, on ne s'ennuie pas pour autant. Le scénario possède suffisamment d'intérêt pour passer un agréable moment. Il aurait gagner en profondeur si la psychologie des personnages avaient été plus approfondie, les ficelles moins voyantes. Les acteurs, eux, sont irréprochables: Darrieux, Meurisse et Murat sont parfaits; Andrée Clément, habitée par son rôle, surprend. Quant à Georges Marchal, il apparaît comme un sous-Jean Marais, certes plus beau physiquement, mais bien plus fade au niveau du jeu.