On ne peut pas fabriquer un miracle
Évocation de la vie de Robbie Williams.
Better Man se distingue étrangement des biopics musicaux convenus par un parti pris esthétique audacieux : l'apparence simiesque de Robbie Williams. Ce choix inédit, loin de toute tentative de mimétisme, s'avère d'une pertinence remarquable, dissipant d'emblée toute velléité de comparaison et conférant au film une dimension onirique des plus captivantes. Indubitablement, cette approche originale constitue l'atout majeur de cette œuvre cinématographique singulière.
Au-delà de cette audace visuelle, le film nous offre des moments de grâce indéniables. La scène du duo sur My Way, d'une beauté saisissante, résonne avec une émotion palpable. La traduction des paroles, à l'instar du biopic sur Amy Winehouse, révèle la profondeur des textes et confère une dimension poétique à l'ensemble. Les séquences musicales, galvanisantes et entraînantes, rythment le récit avec une énergie communicative.
Loin de toute hagiographie, le métrage dépeint un chanteur authentiquement antipathique, n'éludant pas ses failles intimes : sa lutte contre la drogue, ses épisodes dépressifs, ses relations tumultueuses avec les femmes. Cette approche sans concession confère une véridicité touchante au personnage.
Néanmoins, on regrettera les poncifs accoutumés des biopics musicaux, qui entachent parfois la narration. Hormis les traits simiens du protagoniste, le métrage s'avère trop sage. Par contre, cela demeure une œuvre intéressante, qui offre un regard novateur sur la vie d'une icône de la pop.
J’ai eu beaucoup de chance d’être dans Take That et dans cinq Spice Girls