Big Bad Wolves par Jimmy Kane
Une mise en scène intéréssante et des plans comme suspendus dès le début. Le malaise peut s'installer : un sound design oppressant, un montage qui s'insinue avec perversion, une lenteur et parfois une certaine symétrie qui contribuent à la montée perpétuelle d'adrénaline, celle qu'on finit par attribuer à ce personnage flou qu'est le pédophile.
On échappe ici à un traitement traditionelle de la vengeance. Ce n'est pas la narration qui nous intéresse, mais bel et bien ce qu'est la vengeance et comment elle nait. Car se venger c'est être aveugle. On veut réparation. La raison n'a pas grand chose à faire ici. Et jusqu'à la fin on ignore tout de l'identité du tueur fou, et après tout, on s'en cogne un peu. L'important est de voir que la soif meurtrière peut naitre chez tout un chacun et pour n'importe quelle raison, qui peut être fondé.
Alors, bien que ce film raconte une histoire, ça n'est pas cela qui prime. On est d'avantage sur un traitement des personnages et des situations. Sans prétention mais à voir.