Un reportage, caméra à l'épaule, sur la vie quotidienne d'un homme désabusé, la quarantaine bien avancée. On le voit errer entre des bancs publics, des fast-foods minables et son domicile, supportant stoïquement les briques lançées à travers les vitres de son pavillon douteux déjà défiguré par de multiples tags d'insultes. Il reçoit un appel mystérieux sur son portable, et tout bascule dans le burlesque. Le personnage est en fait un "grand homme", comme ses ancêtres : il suffit q'une forte dose d'électricité lui parcoure les tétons pour le faire grandir démesurément ; son job est alors de repousser les monstres les plus farfelus qui visitent régulièrement les cités japonaises. Mais le métier a perdu de son aura : loin de la renommée de son grand-père, il gagne sa vie en vendant des espaces publicitaires sur son corps, ses combats étant retransmis à la télévision - en pleine nuit, avec des audiences ridicules.
L'humour n'est pas très fin, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais le contraste de ces grosses blagues avec la forme de documentaire social réaliste est tout l'intérêt de film surréaliste.