Probablement le film le plus abouti, le meilleur de David Hamilton . Il y a tout d’abord un semblant de scénario que l’on doit à la brillante Catherine Breillat. De fait le film ne constitue pas juste un enchaînement d’images. La musique de Francis Lai , même si elle a beaucoup vieillit, constitue un marqueur de l’époque. La qualité de la photo est très soignée ( ce qui n’est pas le cas pour les autres films de Hamilton,) certains plans très raffinés , bords de mer plus hyperréalistes que floutés ,à la Edward Hopper qui fonctionnent bien . Même la qualité de l’érotisme est supérieur, la scène saphique centrale entre Patti d’Arbanville ( actrice agréable qui fera une très belle carrière à Holywood) et Mona Kristensen ( femme de Hamilton à l’époque) est très réussie, jolis cadrages ,tout en restant très soft .
Les quelques apparitions de Catherine Leprince sont aussi très agréables, très jolie actrice qui fera une toute petite carrière ciné (très bon film de Jean- Pierre Mocky), puis TV . Jolies scènes aussi , de jeunes filles qui se dénudent et vont prendre un bain sauvage, en pleine mer. Bernard Giraudeau, arrive à tirer son épingle du jeu dans ce scénario et amène une touche artistique appréciée.