Jolie surprise que Biloxi Blues, adaptation d'une pièce semi-autobiographique de Neil Simon. Faut dire que Mike Nichols était un spécialiste des adaptations de romans ou théâtrales (Qui a peur de Virginia Woolf ?, Le Lauréat et Ce Plaisir qu'on dit charnel avant ce film) et sait donc y faire pour respecter le texte tout en gardant pas la rigidité scénique inhérente aux pièces de théâtre. Franchement on ne ressent pas du temps qu'il s'agit d'une adaptation, avec une mise en scène et un montage dynamiques ainsi qu'une jolie reconstitution d'époque puisque l'action se déroule dans le Mississippi à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans un camp d'entraînement pour Marines. Les dialogues m'ont vraiment beaucoup plut, à la fois drôle et caustique tout en faisant passer des messages sur l'amitié, sur la tolérance et sur la mentalité de ce temps-là. Les deux têtes d'affiches Matthew Broderick et Christopher Walken ne tirent pas trop la couverture à eux seuls, le reste du casting à son mot à dire.