Bitch Slap par TheMrOrange
Mr Orange: Big slap in you're face !
Bitch slap sort enfin en France (20 juin), et faites passer le mot: c'est à voir sur grand écran. Pourquoi? Parce que demander à une caissière (si possible coincée) une place pour B-i-t-c-h s-l-a-p, en articulant soigneusement, c'est totalement jouissif. Ca ne vous suffit pas? Voici d'autres raisons:
Après Black Dynamite, nouvel hommage aux séries B environnant les 70′s avec Bitch slap. Dès le début, un générique dithyrambique nous montre que le film se réfère à de sérieuses sources, avec un défilé de brefs extraits d'une quantité indénombrable de scènes de films cultes dépeignant des femmes au fort caractère: They call her one eye, Fast pussy cat kill! Kill!, ... du sérieux, du lourd. Mais c'est pas fini, le film est truffé de références plus ou moins évidentes à tous pleins de film. Gogo Yubari (Kill Bill vol. 1), James Bond, Pulp fiction... j'ai perdu le compte.
Parlons qualité. Le film est bien moins cheap qu'il n'en a l'air. Actrices méconnues aux formes expressives, quelques apparitions fugaces au mieux qui permettent de ne pas tomber dans un jeu porno-like. Côté technique ça ne rigole pas, mais vraiment pas du tout. Zoe Bell aka Zoe dans Boulevard de la mort aka la cascadeuse aux nombreuses décorations se charge des chorégraphies... et double tout le monde. La bande son est jouissive. On regrette qu'ils n'aient pas racheté les droits de morceaux mythiques (ils ont Zoé Bell, c'est déjà pas mal) mais on les pardonne avec le gros son envoyé et surtout LE bruitage gag-gratuit, prêtez l'oreille. Mieux: les effets spéciaux. Géniallisimement... moches. Exquis. Du bon écran vert dégueulasse dès qu'on quitte le désert. Attention la rétine. C'est volontaire et ça tue.
Mais... de quoi ça parle? De nana en petites tenues, d'une excessive attention pour leurs attributs, d'une extorsion de diamant, de baston brutale, de gros engins: armes et bagnoles... what else?, d'alliances et de trahisons, d'explosions, d'un Keyser Söze, de dialogues exceptionnels, de tout ce qu'on osait pas espérer, de flashbacks, de textes anciens, de presque aucun flash, d'autres flashbacks... d'orgasme cinéphilique... what else?
Une bonne grosse baffe, pour nous rappeler que mine de rien... les séries B, ça déboite.
Note: regardez le générique jusqu'au bout, pour le lap dance et aussi pour les commentaires glissés entre les remerciements... en plus de perles telles que l' International Alliance of Breast Technicians !!