Un court-métrage hallucinant de Benoît Dervaux sur une chorégraphie originale de Heddy Maalem retranscrivant avec des images d’une audace extrême l’âme même de l’Afrique dans ses couleurs et ses rythmes. Les danseurs semblent possédés tant leurs corps paraissent élastiques et soumis à l’infini aux modulations lancinantes de cette musique venue du fond des âges. Quant à la caméra, elle semble parfois prise d’une transe encore plus grande et on a souvent le vertige devant ce spectacle farouche et grandiose. Un grand moment de poésie et de liberté