Avec cette nouvelle adaptation en live action, Disney réactualise le célèbre conte et renouvelle le mètre étalon de la laideur. On oscille entre le sympathique, le passable et l'affreux.
Film de commande par excellence, cherchant à tout prix à contenter tout le monde et à ne surtout froisser personne, l’œuvre est plombée par son cahier des charges impossible : être fidèle mais surprendre, être moderne mais susciter la nostalgie, montrer des nains à l’écran mais sans les montrer, etc… Ce qui aboutit à un étrange patchwork de différentes histoires, qui semblent avoir été rafistolées en une improbable synthèse tuant tous les enjeux dans la pomme.
C’est globalement très laborieux, souvent incohérent. Parfois ça pourrait presque être bien. Et puis Rachel Zegler, Gal Gadot et Andrew Burnap ouvrent la bouche, pour déclamer des dialogues et des chansons aussi ridicules que malaisantes. Les seules chansons réussies sont celles du dessin animé originel.
Pourtant, de manière assez inexplicable, on passe plutôt un assez bon moment (l’indulgence de la nostalgie ?). En tout cas pour les rares spectateurs ayant profité du Printemps du cinéma pour s’offrir un shoot de magie Disney à moindre coût : le scénario était vide, la salle aussi.