Un film de horreur/SF avec du techno-organique, de la métaphore des femmes diabolisées et une ambiance dark synthwave (grâce à la musique de Carpenter Brut et aux lumières roses et vertes) !
J'adore ce combo (qui me rappelle un peu Doom Eternal) !!
Pour la faire courte, ce film met en scène deux hommes qui échouent à reprendre un vaisseau spatial (la Mima) très avancé à une tribu d'amazones capables de donner corps aux âmes des machines (d'où le titre "Machines de Sang").
J'ai parlé de "lesbiano-satanisme" dans mes listes un peu pour rire, mais aussi parce que les Blood Machines sont représentées avec des avatars féminins dont les attributs sexuels sont remplacés par une croix luciférienne (inversée). Mais même là, ça a du sens compte tenu de la diabolisation des femmes par le passé et dans ce film par les protagonistes mâles.
Également parce que Corey (la chef des "amazones") utilise les Blood Machines pour battre ses ennemis, en envoyant leurs corps métalliques contre eux, mais en utilisant leurs corps/âmes dans une sorte de rituel corporel. Elle fait un peu sorcière vengeant ses sœurs maltraitées par les mâles qui ne voyaient en elles que de bêtes choses dociles faites que pour obéir aveuglément.
Intéressant la reprise aussi du concept de "machine qui rêve" de liberté par exemple avec Tracy, qui bien que censée être qu'une intelligence artificielle "limitée", peut faire preuve de sarcasme, de ruse, bref ... d'humanité toujours meilleure que celle incarnée par Vascan.
Bref, c'est une claque pour tous les sens. Les effets spéciaux sont très bons, les persos sont ok (même si le jeune Vascan est un peu méchant unidimensionnel obsédé sexuel voire carrément mécanophile de son propre aveu - heureusement contrebalancé par le vieux mécanicien plus posé Lago).
C'est une sorte de fable féministe futuriste très intéressante, surtout quand on voit la fin :
Corey et Tracy battent les antagonistes mâles à l'aide des avatars féminins des épaves de vaisseaux, puis se rassemblent en une gigantesque entité femelle dans lesquels Vascan, Lago et leur chef Galdor sont enfermés). Vascan est emprisonné tel un nouveau-né qui voudrait sortir du ventre de sa mère. Une façon aussi de démontrer l'hérésie et la futilité du mépris qu'ont certains hommes envers les femmes, dont les mères nourricières.