D'abord une nouvelle de Richard Connell, The Most Dangerous présente de nombreuses adaptations. La plus connue est La Chasse (ou Les Chasses) du Comte Zaroff de Schoedsack et Pichel en 1932.
Et ce film, est vraiment une petite merveille. Des décors somptueux, avec des bons acteurs et une trame amenant une bonne petite tension.
Bloodlust! sort en 1961 et pas en 1903 comme on pourrait le penser. C'est incroyable de voir qu'un film qui, pour recontextualiser sort un an après Spartacus, soit aussi mauvais dans sa mise en scène et son montage. Évidemment que les moyens ne sont pas les mêmes que pour le film de Kubrick, la preuve ils n'ont sûrement même pas les droits d’adaptations puisque pas de comte Zaroff ici, ce sera monsieur Alex Balleau. Notre ami Balleau est d'ailleurs bien plus proche d'un Archibald von Grenier (like si t'as la réf) que de l'infâme et raffiné comte Zaroff de 1932.
Bon, pour en revenir à Spartacus et à 1902 (non je me suis encore perdu). Fini l'intelligent chasseur Robert, place à Johnny et sa bande de copain (que ne renierait pas Souviens-toi l'été dernier 7). On enlève les grands décors qui nous font penser au Dracula de Browning, mettons plutôt du papier (sérieusement c'est quoi la matière des murs de la salle des trophées ?) et des tonneaux (peut-être que ça fait peur). Et l'inexplicable, le montage est immonde, certains plans sont coupés secs, un personnage qui traverse une pièce voit sa scène coupée grossièrement trois fois. Alors ces coupes grossières je l'accepte volontiers dans Le Voyage dans la Lune, ça ne me dérange pas quand ça arrive une fois dans le Frankenstein de James Whale mais là, on est en 1961 PUTAIN.
Que dire d'autre, c'est mal jouer, les personnages crient crient et recrient, le scénario est nul à chier, y a zéro tension, l'écran s'assombrit, pouf, par magie dans plein de scène, peut-être ce sont les ampoules de la jungle qui n'ont plus de piles. Bref, si vous achetez le DVD de La Chasse du Comte Zaroff n'allez pas voir les compléments de ce film comprenant ce splendide Bloodlust!.