Quel film bien étrange que ce « Bobby des Greyfriars » des studios Disney de l’année 1961. Adaptée d’un fait réel, l’histoire raconte la triste fidélité d’un chien qui ne parvint pas à se passer de son maitre, même après sa mort. Un village écossais tout entier se prend en amour pour lui, et il est bien difficile pour les institutions de décider à quelle maison le chien appartient tant il est indépendant. L’histoire fera de lui le premier chien citoyen libre d’Édimbourg.
C’est une ambiance et un contexte bien sombre et bien grave, que l’on découvre dans cette production, bien loin de l’image que l’on se fait des Disney. Si l’histoire n’est pas des plus intrigantes, son originalité saura éveiller notre curiosité. Sur la fin, les interventions des autorités pourront nous paraitre grotesques et un peu tirées par les cheveux (avec cette affaire qui semble parfaitement anecdotique), c’est bien dommage. Les derniers événements auraient gagné à être un peu plus sobres et plus crédibles. Par ailleurs, l’histoire peine à démarrer, avec une introduction sans doute trop longue, même si elle ne manquera pas de nous toucher.
Les acteurs sont très bons. Je ne vais pas tous les citer, l’entièreté du casting est convaincant, excepté le sergent, qui est trop caricatural.
L’ambiance musicale n’est pas franchement des plus réussis.
Si le film est respectable, je ne peux pas dire qu’il me laissera un souvenir impérissable. Ce n’est pas ce que l’on attend d’un film Disney. Même si la production est tout à fait réussie, elle est un peu déprimante, à cause notamment de la présence trop soutenue du thème de la mort, à travers de nombreuses scènes, et les décors. La misère est aussi un thème présent tout le long, ce qui alourdie l’atmosphère. On retrouve bien peu d’éléments qui sauront nous égayer. Un équilibre qui finalement semble peu maitrisé, à moins qu’il s’agisse tout simplement de l’idée de départ. C’est à se demander si le réalisateur n’était pas en dépression. Trop sombre, trop glauque, le film n’en est pas pour autant mauvais. Son récit original saura nous intéresser. Objet de curiosité, l’œuvre mérite d’être vue, pour peu que l’on s’intéresse au parcours du studio, mais je ne rangerais pas ce film sur l’étagère des valeurs sûres et des chefs-d'œuvre.

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le 20 avr. 2020

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Casse-Bonbon

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