Bodyguard.
Le problème avec ce film, c'est de devoir supporter la pénible Whitney Houston jouant une star de la chanson avec ses airs hautains et qui ne dissimule guère les premières étincelles d'une convoitise amoureuse envers le garde du corps joué par Kevin Costner. Tu sens la romance gluante inévitable venir à plusieurs miles de distance avant qu'elle ne te vienne obturer tes narines de toute la viscosité sentimentale qui est à venir.
Le supplice avec ce film, c'est de devoir éprouver les cochlées lorsque la grande star se met à l'ouvrir pour chanter, ce qui pour les réfractaires signifie gueuler, quand elle ne joue pas l'effrontée prétentieuse qui veut ignorer le danger qui plane au-dessus d'elle. Monsieur Farmer (Kevin Costner) reste consciencieux tout en faisant abstraction des provocations de l'autre peste qu'il est chargé de protéger ; il est certains que, dans une maison de star digne de la démesure, l'envie de lui en coller une lui traverse l'esprit mais il reste professionnel, jusqu'à l'emballer dans ses bras avant le lavage buccal tant attendu des cinéphiles sensibles épris de romantisme tendre comme un chamallow qui colle aux dents.
L'enfer avec ce film, est de devoir de ne pas succomber sous l'entente en générique final de "I Will Always Love You", le slow bavant toute sa guimauve à en faire régurgiter un veau de tout le lait maternel qu'il vient de boire, à faire se suicider les grands rorquals s'enfonçant dans les grandes profondeurs abyssales, à faire effondrer tout le parc de Yellowstone dans une mer de lave en furie, à rendre la Lune complètement kamikaze au point qu'elle voudrait s'écraser sur Terre afin d'épargner l'Humanité, la faune et la flore de la torture sonore qui redonnerait des idées au colonel Sponsz après L'Affaire Tournesol.
Oui, oui, on sait comment ça finit. Inutile de regarder jusqu'à la fin, même si on ne se rappelle plus trop de qui en veut à la vie de la grande star américaine, personnage de fiction calquée sur celle qui fut outrée par les propos d'un Gainsbarre alcoolisé.
Tenez, dans la confidence, j'ai plus d'attirance pour la sœur aînée jouée par Michele Lamar Richards, personnage qui vit dans l'ombre de sa cadette qui se la pète avant que cette dernière se fasse dégouliner dessus par l'orifice de son séant parce qu'elle aura failli se faire assassiner.
Je vais me coucher ...