Le réalisateur a ouvert la séance en disant être inspiré par des films comme The Thing ou Alien. Le générique se lance et on voit déjà la créature. Fin de la blague.


La première moitié du film est poussive, le script a l'avantage de tenir sur un ticket de métro et l'inconvénient de n'avoir quand même peu de sens. L'omniprésence d'un son de tambours en fond sonore alors qu'il n'y a absolument aucune tension dans ce prologue est juste bizarre. Le montage sur-coupé d'un vieux monsieur qui lit des coupures de journaux à son bureau achève de nous convaincre qu'on est partis pour, au mieux, une rigolade consternée. Au bout de 45 minutes, on arrive enfin dans la grotte.


Les acteurs sont médiocres, les personnages, trop nombreux, sont soit archétipaux (le gars du coin qui les menace au pub, la tiktokeuse sensationaliste, les gars lourdingues et graveleux), soit incohérents (le vieux qui panique lorsqu'il se rend compte que *ses propres* coupures de journaux se recoupent toutes), soit pas intéressant.


Malheureusement l'aspect technique ne rattrape pas vraiment les choses : le mixage son est tel que les SH, CH, S sont écrêtés. Certains plans certainement pensés comme iconiques sont juste ridicules (la salle rit de gêne). Les VFX sont passables mais l'aspect de la créature change parfois de plan en plan (tentacule couvert d'épines, puis tentacule gluant), on apprendra pendant les questions-réponses que la créature a été "designée par un artiste" (comprendre : "animée par IA" ce qui explique les incohérences entre les plans).


On n'a pas eu beaucoup de temps pour les questions-réponses, la seule chose que j'ai retenue c'est que le réal a fait trois fois la même blague sur "manger une pizza avec Jeffrey Epstein" (comme métaphore pour la façon dont est vue l'utilisation de l'IA aujourd'hui, ensuite pour dire que c'est cependant inévitable, avant de dire que la comparaison ne s'appliquait pas à cette inévitabilité, puis de parler d'un futur film avec des élites corrompues en arrière plan de l'intrigue principale "mais rien à voir avec Jeffrey Epstein"). Gêne dans la salle.

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le 7 mars 2026

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