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le 9 août 2025
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Star incontestée des 90's, Sofia Minor brille autant sur grand écran que sur les scènes de concert du monde entier et doit évidemment gérer une cohorte de fans plus au moins envahissants. Parmi les...
Star incontestée des 90's, Sofia Minor brille autant sur grand écran que sur les scènes de concert du monde entier et doit évidemment gérer une cohorte de fans plus au moins envahissants. Parmi les "plus" et les vraiment plus, il y a Paul Duerson dont la dévotion envers Sofia file à la dangereuse obsession.
Cherchant une énième fois à s'introduire dans le luxueux manoir de sa célébrité tant aimée, Paul commet l'irréparable et est enfermé derrière des barreaux bien mérités.
Mais, quelques temps plus tard, il parvient à s'échapper avec, dans ses bagages, en plus d'une assistante particulièrement allumée, un plan machiavélique pour enfin épouser Sofia...
Remarqué pour son sourire carnassier hérité de son monument de père Jack dans "Smile 2", Ray Nicholson passe sur le devant de la scène pour incarner donc le visage du fan toxique, complètement perdu dans la folie du fantasme qu'il s'est créé autour d'une vedette et qu'il est prêt à tout pour concrétiser.
Pour se faire, Jimmy Warden (scénariste de "Crazy Bear", "The BabySitter: Killer Queen" et dont ce "Borderline" est le premier long-métrage) lui adjoint la plus-value de celle qui est devenue sa femme à la ville, la toujours géniale Samara Weaving dans le rôle de la star victime de ses assauts de plus en plus dangereux. Mais, plutôt que d'opter frontalement pour l'approche premier degré d'un jeu du chat et de la souris glaçant sur fond d'obsession et de star system, le néo-réalisateur va se contenter d'en reprendre les éléments fondamentaux pour se diriger très vite vers le registre qui l'a vu naître: la comédie noire.
Comme souvent dans ce type de proposition bâtarde qui se doit d'avoir rapidement le dosage idéal de tons pour être synonyme de réussite, "Bordeline" ne va hélas pas parvenir à maintenir l'équilibre adéquat entre ses velléités de rebondissements de thriller crédibles et ses propensions à l'humour absurde pour, au final, se révéler mineur sur les deux tableaux, ne pouvant que rester à la surface de la mixité de genres qu'il aimerait transformer en grenade d'originalité dégoupillée.
Et c'est peut-être le personnage de Ray Nicholson qui incarne le mieux ce problème. Là où le film joue assez habilement de l'aveuglement -au sens propre- de sa folie pour emmener son acte final vers un délire plutôt savoureux, la cause tragique de sa fixation, très intéressante, n'en reste, elle, qu'au stade de l'évocation et ne sera jamais approfondie (si ce n'est par les regards du générique final), réduisant le rôle de ce fan à celui d'un pantin entre les mains d'un marionnettiste-scénariste prêt à faire de sa folie le simple déversoir de ses idées comiques.
Emmené par un bon casting (citons-y également Eric Dane et Jimmy Fails), "Borderline" n'en reste pas moins éminemment sympathique par, outre son climax très drôle, de réelles fulgurances, surtout par l'intermédiaire d'une "assistante" niçoise totalement frappadingue (jouée par l'actrice portugaise Alba Baptista, excellente, vue dans "Amelia's Children") qui, elle, fait justement office de vraie grenade dégoupillée dans le film, en lui servant sur un plateau deux de ses plus improbables -et meilleures- séquences le temps d'un "rodéo" et d'un duo chanté tous deux géniaux.
Peu de chances donc que cette comédie noire reste dans les mémoires mais les sourires rythmés par la folie de son dangereux fan number one sont tout de même bien présents.
Créée
le 9 août 2025
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